Actualité, 2026-10-30

Privatisation partielle de Belfius : où en est la vente de 20 % et quel lien avec Ethias ?

L'État belge veut céder environ 20 % de Belfius pour près de 2 Md€ d'ici fin 2026. Candidats cités, calendrier et question d'Ethias : le point sur le dossier.

L'État belge prépare la vente d'environ 20 % du capital de Belfius, pour un montant attendu d'environ 2 milliards d'euros. L'opération n'est pas conclue. Les informations ci-dessous reflètent la presse belge de septembre 2026, les dernières que nous avons pu lire.

Le calendrier connu

  • 11 septembre 2026 : selon La Libre, le dossier entre en « phase 2 ». Des candidats auraient accès à une salle de données pour préparer une offre ferme.
  • 29 septembre 2026 : les dirigeants de Belfius et des représentants de la SFPIM, bras financier de l'État, sont entendus à la Chambre. Des offres non engageantes ont été reçues, selon L'Avenir.
  • Objectif : une transaction conclue avant la fin de 2026, d'après Koen Van Loo, qui assure que le calendrier est respecté.

Qui pourrait acheter

Le ministre David Clarinval évoque de nombreuses marques d'intérêt : fonds, private equity et familles fortunées. La presse cite CVC Capital Partners, Worx Invest, Marc Coucke et Luc Tack. Ces noms ne sont ni confirmés comme offres ni retenus à ce stade.

La direction de Belfius défend l'opération. Le directeur général Olivier Onclin et la directrice financière Marianne Collin y voient un moyen de poursuivre la diversification, d'éviter de devenir une cible et de financer les investissements au-delà de 2029. La vente se ferait de gré à gré, sans introduction en Bourse. L'opposition y voit surtout un motif budgétaire.

La question Ethias

Le dossier touche aussi l'assurance. Selon La Libre, le gouvernement a demandé à la SFPI d'étudier un échange d'actions : Belfius reprendrait la participation fédérale d'un peu plus de 30 % dans Ethias. La Wallonie et la Flandre ont refusé de vendre leurs parts. Le cabinet du ministre des Finances présente les deux dossiers comme scindés, et les partis de la majorité ne s'accordent pas sur ce rapprochement. Il s'agit donc d'une piste à l'étude, pas d'un projet décidé.

Ce que cela change pour un courtier

Aucun effet direct n'est annoncé pour les contrats ni pour les relations avec les courtiers. Un cabinet qui travaille avec Belfius Insurance ou Ethias n'a pas de démarche à engager. Il peut simplement suivre l'identité des futurs actionnaires et l'issue du dossier Ethias, car un rapprochement éventuel pourrait, à terme, modifier le paysage des assureurs belges.

Sources